| |

L’écriture en Afrique : Une richesse culturelle et historique méconnue + BONUS

Lorsque l’on évoque l’Afrique, l’image d’une tradition de transmission orale domine souvent. Cependant, il est intéressant de souligner que l’écriture a également joué un rôle significatif dans le continent africain. Malgré des perceptions erronées, de nombreuses langues africaines possèdent des termes intrinsèques à leur propre lexique, démontrant ainsi la reconnaissance et la compréhension de l’écriture par les populations locales. Dans cet article, nous explorerons la richesse culturelle et historique de l’écriture en Afrique, en mettant l’accent sur la présence de termes endogènes aux peuples africains pour désigner ce moyen de communication, ainsi que sur les centres de savoirs et bibliothèques perdus qui témoignent de cette tradition écrite.

L’Écriture en Afrique et ses termes autochtones:

Contrairement à une idée répandue, les langues africaines possèdent souvent des mots endogènes et spécifiques pour désigner la lecture, l’apprentissage et l’écriture. Ces termes ne sont pas empruntés à d’autres langues, mais proviennent du lexique des peuples eux-mêmes. Cela souligne l’importance et la reconnaissance de l’écriture dans la culture africaine, où elle a joué un rôle central dans la transmission des connaissances et la préservation des traditions.

Quelques exemples ( je m’excuse d’écrire avec l’alphabet latin ) :

Swahili: Lire Kusoma ; Ecrire Kwandika

Lingala: Lire Kotanga ; Ecrire Kokoma Haoussa: Lire Karatou ; Ecrire Rouboutou Peul: Lire Djangougol ; Ecrire Windougol Wolof : Lire/Apprendre Jang ; Ecrire Bind

Bambara : Lire Kalan ; Ecrire Sèbè

Soussou : Lire/Apprendre Khakhan ; Ecrire Sèbè Ecriture Sèbèli Bassa : Lire Ang (Sangol) ; Ecrire Matila (Tila)

Les bibliothèques perdues d’Afrique:

L’histoire de l’Afrique regorge de bibliothèques et de centres de savoir aujourd’hui disparus, qui étaient autrefois des gardiens de la connaissance écrite. Parmi ces exemples figurent la bibliothèque d’Alexandrie en Égypte, qui a abrité d’importants textes grecs, ainsi que la bibliothèque de l’Université de Sankoré à Tombouctou, qui rassemblait des manuscrits précieux. Ces bibliothèques constituaient des trésors de savoirs et démontraient l’engagement des peuples africains envers l’écriture et la préservation du savoir.

Les manuscrits de Tombouctou (Mali):

La ville de Tombouctou, située dans l’ancien Empire du Mali, était un centre majeur de l’écriture et du savoir en Afrique de l’Ouest. Les manuscrits préservés dans les bibliothèques de Tombouctou témoignent de la richesse intellectuelle de la région, couvrant des sujets tels que la religion, la science, la médecine, le droit et la poésie. Ces manuscrits, rédigés en adjami et dans différentes langues africaines, montrent comment l’écriture a été utilisée pour consigner et transmettre le savoir africain.

L’adjami, également connu sous le nom d’écriture ajami, est un système d’écriture dérivé de l’alphabet arabe et utilisé en Afrique. Il englobe un ensemble d’alphabets adaptés aux langues africaines. Les alphabets adjamis sont couramment utilisés en Afrique de l’Ouest pour écrire des langues telles que le haoussa, le peul, le yoruba, le wolof, le diola-fogny, ainsi que plusieurs langues mandingues comme le mandinka, le bambara et le dioula. En Afrique de l’Est, ils sont employés pour écrire des langues comme le swahili et le somali.

L’écriture éthiopienne et les manuscrits religieux:

L’Éthiopie possède une tradition d’écriture ancienne appelée le guèze. Cette écriture est utilisée pour écrire le ge’ez, une langue liturgique employée dans l’Église orthodoxe éthiopienne. Les manuscrits religieux éthiopiens, tels que les évangiles et les textes liturgiques, sont souvent richement décorés et témoignent de l’importance de l’écriture dans la spiritualité et la culture éthiopiennes.

L’écriture ancienne en Égypte:

L’Égypte antique est célèbre pour son système d’écriture hiéroglyphique (Medu Neter). Le terme “Medu Neter” se traduit littéralement par “paroles divines” ou “langage des dieux” et il est étroitement lié à la culture et à la religion de l’ancienne civilisation égyptienne.

Les hiéroglyphes égyptiens ont été utilisés pendant plus de trois millénaires, du troisième millénaire avant notre ère jusqu’à la fin de la civilisation égyptienne antique. Ils étaient utilisés pour inscrire des textes sacrés, des rituels religieux, des lois, des histoires, des poèmes et des documents administratifs. Les hiéroglyphes étaient considérés comme un moyen de communication sacré et puissant, réservé aux scribes et aux prêtres égyptiens qui étaient formés à leur utilisation complexe.

Le système d’écriture des Medu Neter était composé de centaines de signes graphiques, représentant à la fois des objets concrets, des idées abstraites et des sons. Les hiéroglyphes pouvaient être écrits de différentes manières, verticalement ou horizontalement, et les textes pouvaient être lus de gauche à droite ou de droite à gauche, en fonction de l’orientation des signes.

Cela dit, cette écriture n’est pas la seule qu’à développé l’Egypte antique. En effet le démotique est un système d’écriture utilisé dans l’Égypte antique, qui s’est développé à partir des hiéroglyphes égyptiens et du hiératique. Le terme “démotique” vient du grec “démos”, qui signifie “peuple”, car cette écriture était principalement utilisée pour les documents administratifs, juridiques et littéraires destinés au peuple égyptien.

Le démotique est apparu vers la fin de la période tardive de l’Égypte antique, vers le VIIe siècle avant notre ère, et il est resté en usage jusqu’à l’époque gréco-romaine. Il était plus cursive et simplifié que les hiéroglyphes, ce qui le rendait plus rapide à écrire. Il était utilisé pour une variété de textes, tels que des contrats, des lettres, des récits, des poèmes, des textes religieux et des documents administratifs.

L’écriture démotique utilisait un ensemble de signes représentant des sons et des mots, bien que certains signes puissent également représenter des idées. Elle était écrite de gauche à droite, et les mots étaient souvent séparés par des traits verticaux.

Le démotique a été déchiffré et étudié au cours du XIXe siècle, principalement grâce aux travaux du savant français Jean-François Champollion, qui avait déjà déchiffré les hiéroglyphes égyptiens. Les connaissances acquises grâce à l’étude du démotique ont permis de mieux comprendre la société, la culture et l’histoire de l’Égypte antique.

L’écriture méroïtique :

L’écriture méroïtique était utilisée dans le royaume de Méroé, au nord du Soudan, entre environ 300 avant notre ère et 400 de notre ère. C’était un système d’écriture complexe, avec des caractères alphabétiques, syllabiques et logographiques. L’écriture méroïtique n’est encore que partiellement déchiffrée mais a fourni des informations précieuses sur la culture et la religion de la Nubie antique.

L’écriture napatan :

L’écriture napatan était utilisée dans le royaume de Napata, situé dans le nord de la Nubie, à partir du IXe siècle avant notre ère jusqu’à environ le IVe siècle avant notre ère. Elle était basée sur l’écriture égyptienne et utilisait principalement des hiéroglyphes égyptiens. L’écriture napatan a été principalement utilisée pour des inscriptions sur des monuments et des stèles commémoratives.

L’écriture dongolaise :

L’écriture dongolaise était utilisée dans la région de Dongola, dans le nord du Soudan, pendant la période médiévale. C’était un système d’écriture dérivé de l’écriture copte, qui était à son tour dérivée de l’écriture grecque. L’écriture dongolaise était principalement utilisée pour des textes religieux et des manuscrits chrétiens.

Les inscriptions rupestres du Sahara:

Le Sahara abrite des milliers d’inscriptions rupestres, réalisées par les populations anciennes qui habitaient la région. Ces gravures et dessins sur les roches fournissent des informations sur les pratiques culturelles, les langues et les échanges commerciaux de ces civilisations anciennes. Les inscriptions rupestres constituent une forme d’écriture visuelle qui a contribué à la transmission de connaissances dans des régions où l’écriture traditionnelle était moins répandue.

Les systèmes d’écriture traditionnels:

En plus des exemples mentionnés précédemment, de nombreuses régions d’Afrique ont développé leurs propres systèmes d’écriture traditionnels. Certaines ont été développées relativement récemment ce qui démontre que le continent se réinvente en se basant sur son passé et se réapproprie la réalité de l’écriture . Par exemple, l’écriture nsibidi des Igbo au Nigeria, l’écriture pictographique bété en Côte d’Ivoire, l’écriture mandingue, le mendé, le vaï, le n’ko, le kpelle d’afrique de l’ouest, le “shumon” des bamouns au Cameroun,le wolof du Sénégal, les caractères adinkra du peuple Akan au Ghana, l’écriture oberi akaime au Nigeria, l’écriture peuls répandues sur les territoires où les peuls sont présents, le djuka du Surinam ou encore l’écriture tifinagh utilisée par les Amazighs dans le nord de l’Afrique. Ces systèmes d’écriture étaient utilisés pour enregistrer des récits historiques, des lois, des chansons et d’autres formes de connaissances. Dans belaucoups de sociétés l’écriture est considérées comme étant sacrée. Seuls les initiés ont accès aux sens “réels” des mots ou symboles utilisés.

Quelques exemples:

Conclusion:

L’écriture en Afrique a une histoire riche et diversifiée qui est souvent méconnue. Bien que la tradition de transmission orale soit importante, l’écriture a également joué un rôle essentiel dans la préservation du savoir et de la culture africaine. Les termes indigènes utilisés pour désigner l’écriture dans différentes langues africaines témoignent de la reconnaissance de cette pratique par les communautés locales. Les centres de savoirs et les bibliothèques perdus, tels que ceux de Tombouctou et d’Alexandrie, rappellent l’importance de l’écriture dans la conservation des connaissances. Il est essentiel de reconnaître et de célébrer cette richesse culturelle et historique de l’écriture en Afrique.

Jelpi

Sources

Fage, J. D., & Oliver, R. (Eds.). (1986). The Cambridge History of Africa: From c. 500 B.C. to A.D. 1050. Cambridge University Press.

Ce livre propose une analyse approfondie de l’histoire africaine, y compris des sections sur les systèmes d’écriture anciens en Afrique.

Uzukwu, E. E. (2009). A Companion to African Philosophy. Wiley-Blackwell.

Ce livre aborde divers aspects de la philosophie africaine, y compris les systèmes d’écriture traditionnels et leur importance culturelle.

Isichei, E. (1995). A History of African Societies to 1870. Cambridge University Press.

Ce livre examine l’histoire des sociétés africaines, en mettant l’accent sur les aspects culturels, y compris l’écriture.

Greenberg, J. H., & Turner, L. C. (1983). The Linguistic Background of African History. African Studies Review, 26(2/3), 29-52.

Cet article examine les liens entre la linguistique africaine et l’histoire, y compris les systèmes d’écriture traditionnels.

Mbiti, J. S. (1991). Introduction to African Religion. Heinemann.

Ce livre présente une introduction aux religions africaines et explore également certains aspects des systèmes d’écriture traditionnels dans ces contextes religieux.

Oraka, A. N. (2006). West African Scripts and Scribbling Cultures: Writing and Scribbling Traditions of West Africa. Malthouse Press.

Ce livre se concentre spécifiquement sur les systèmes d’écriture traditionnels en Afrique de l’Ouest, fournissant des informations détaillées sur leurs origines et leurs utilisations.

Everson, M. E. (Ed.). (1997). African Writing Systems: Sources, Methods, and Implications for a General Theory of Writing. Oxford University Press.

Ce livre examine les systèmes d’écriture spécifiques à l’Afrique, en explorant leurs sources, leurs méthodes et leurs implications dans le contexte d’une théorie générale de l’écriture.

D’autres sources:

Hrbek, I. (1998). UNESCO General History of Africa, Vol. V: Africa from the Sixteenth to the Eighteenth Century. UNESCO Publishing.

Diakité, O. (2002). L’écriture africaine, dictionnaire historique et critique. L’Harmattan.

Hunwick, J. O., & Powell, E. A. (2009). The African Diaspora in the Mediterranean Lands of Islam. Markus Wiener Publishers.

Lhote, H. (2002). Sahara: Les Pharaons noirs. Éditions Albin Michel.

Diop, C. A. (1978). African Origin of Civilization: Myth or Reality. Lawrence Hill Books.

Ekotto, F. (2016). Writing Africa in the Short Story: African Literature Today. Boydell & Brewer.

Elias, C. (2003). Les Langues africaines à l’ère de la mondialisation: enjeux et perspectives. Editions L’Harmattan.

Abdul-Malik, H. (2013). The Timbuktu Manuscripts and the Promotion of Written Heritage in Mali. The International Journal of African Historical Studies, 46(3), 411-437.

Welsby, D. A. (2002). The Kingdom of Kush: The Napatan and Meroitic Empires. Markus Wiener Publishers.

Haaland, R. (2010). The Emergence of the Meroitic State. Oxford University Press.

Adams, W. Y. (1977). Nubia: Corridor to Africa. Princeton University Press.

Browne, G. M. (1985). The Dongola Reach. Oxford University Press.

Allen, J. P. (2010). Middle Egyptian: An Introduction to the Language and Culture of Hieroglyphs. Cambridge University Press.

Johnson, J. H., & Simpson, R. S. (2003). The Demotic Dictionary of the Oriental Institute of the University of Chicago (CDD). Oriental Institute of the University of Chicago.

Parkinson, R. B., & Quirke, S. (1995). Papyrus. British Museum Press.

Quirke, S., & Andrews, C. (1999). The Rosetta Stone: Facsimile Drawing, Translation and Commentary. British Museum Press.

Vleeming, S. P. (2011). Demotic Grammar in the Ptolemaic Sacerdotal Decrees. Brill.

BONUS

Les Origines Préhistoriques de l’Écriture en Afrique : Rétablir la Vérité Historique

L’histoire de l’écriture est souvent associée à la Mésopotamie antique, mais il est important de reconnaître que les racines de l’écriture remontent bien avant cette période et trouvent leurs origines en Afrique. Les découvertes archéologiques, telles que l’os d’Ishango et l’os de Lebombo, nous révèlent l’existence d’une forme primitive d’écriture dès la préhistoire africaine. Dans cet article, nous examinerons ces artefacts fascinants et remettrons en question l’idée répandue selon laquelle l’écriture aurait débuté en Mésopotamie, en soulignant que l’instinct inné d’écrire pour communiquer ne peut être restreint à une seule région du monde.

L’os d’Ishango et l’os de Lebombo :

L’os d’Ishango, découvert en République démocratique du Congo, et l’os de Lebombo, trouvé en Afrique du Sud et datant respectivement d’environ 25 000 ans et de 37 000 ans avant notre ère, sont des exemples d’artefacts préhistoriques qui portent des marques considérées comme les plus anciennes formes d’écriture connues. Ces os gravés présentent des motifs géométriques complexes et des séries de lignes, suggérant une tentative de représenter des informations ou des concepts. Ces découvertes témoignent de la présence de systèmes d’écriture en Afrique bien avant l’émergence de l’écriture cunéiforme en Mésopotamie.

Le caractère inné de l’écriture chez l’être humain :

L’argument selon lequel l’écriture aurait débuté exclusivement en Mésopotamie néglige l’instinct inné de l’être humain à communiquer par le biais de symboles graphiques. Les découvertes préhistoriques en Afrique australe démontrent l’invention de la communication graphique et que l’écriture était déjà présente dans la conscience humaine bien avant que les civilisations ne se développent dans d’autres régions du monde. Il est donc plus cohérent de considérer que l’écriture en Mésopotamie et ailleurs a évolué à partir de systèmes plus anciens préexistants en Afrique.

L’influence africaine sur le développement de l’écriture :

L’Afrique a joué un rôle essentiel dans le développement de l’écriture en fournissant des exemples précoces de symboles graphiques et de systèmes de communication. Les civilisations de l’Égypte ancienne, par exemple, utilisaient des formes complexes d’écritures hiéroglyphiques, qui ont influencés les systèmes d’écriture ultérieurs. Les contacts entre l’Afrique et d’autres régions du monde ont favorisé l’échange d’idées et de techniques d’écriture, contribuant ainsi à l’évolution de l’écriture dans différentes cultures.

Conclusion:

L’écriture trouve ses origines en Afrique bien avant l’émergence de l’écriture en Mésopotamie. Les découvertes archéologiques telles que l’os d’Ishango et l’os de Lebombo démontrent que l’écriture était déjà présente dans la “préhistoire” africaine, bien avant les développements ultérieurs dans d’autres régions du monde. Ces découvertes remettent en question la notion répandue selon laquelle l’écriture aurait été inventée exclusivement en Mésopotamie tout en ne niant absolument pas l’apport de cette zone à l’évolution de l’écriture.

Il est important de reconnaître que l’instinct d’écrire pour communiquer fait partie intégrante de la nature humaine, et il est peu probable qu’il ait émergé uniquement lorsque l’homme est arrivé en Mésopotamie. Les découvertes en Afrique soulignent que les humains ont cherché à représenter et à communiquer des informations à travers des symboles graphiques bien avant l’époque mésopotamienne.

En outre, l’Afrique a eu une influence significative sur le développement de l’écriture. Les civilisations de l’Égypte ancienne ont développé un système d’écriture complexe connu sous le nom d’hiéroglyphes, qui a grandement influencé les systèmes d’écriture ultérieurs. Les échanges culturels et commerciaux entre l’Afrique et d’autres régions ont facilité la diffusion des idées et des techniques d’écriture, contribuant ainsi à l’évolution de l’écriture dans différentes cultures à travers le temps.

En conclusion, l’écriture en Afrique remonte à la préhistoire, comme en témoignent les découvertes archéologiques telles que l’os d’Ishango et l’os de Lebombo. Il est essentiel de reconnaître l’importance de l’Afrique dans le développement de l’écriture et de remettre en question les idées préconçues qui limitent l’origine de l’écriture à une seule région. L’étude de l’écriture en Afrique ouvre de nouvelles perspectives sur l’histoire de l’humanité et souligne l’importance de la diversité culturelle dans l’évolution des formes d’expression et de communication.

Jelpi

SOURCES

Bower, G. (1991). The Origin of Writing Systems: Prehistoric and Ancient. Visible Language, 25(4), 378-400.

Ehret, C. (1998). The Development of Writing in Africa. Annual Review of Anthropology, 27(1), 317-332.

Bedjaoui, B., & Sall, C. (Eds.). (1997). Ecritures africaines. Editions L’Harmattan.

Bedjaoui, B. (2001). L’écriture africaine: Le phénomène de l’écriture en Afrique. Editions L’Harmattan.

Niane, D. T. (1984). Histoire générale de l’Afrique: méthodologie et préhistoire africaine. UNESCO.

Huffman, T. N. (2001). Handbook to the Iron Age: The Archaeology of Precolonial Farming Societies in Southern Africa. University of KwaZulu-Natal Press.

Diakité, O. (2002). L’écriture africaine, dictionnaire historique et critique. L’Harmattan.

Uzukwu, E. E. (2009). A Companion to African Philosophy. Wiley-Blackwell.

Oraka, A. N. (2006). West African Scripts and Scribbling Cultures: Writing and Scribbling Traditions of West Africa. Malthouse Press.

Everson, M. E. (Ed.). (1997). African Writing Systems: Sources, Methods, and Implications for a General Theory of Writing. Oxford University Press.

A lire également

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *